Mistral sort son nouveau modèle de pointe
🇫🇷 La boîte française vient de dévoiler “Le Chonk”, sa nouvelle IA frontière. Son nom est évocateur (chonky = un animal un peu gros en anglais) : avec 1000 milliards de paramètres annoncés, Mistral vante son IA comme le plus puissant des modèles ouverts en dehors des champions chinois comme DeepSeek. La sortie grand public aura lieu courant octobre.
“On en fait des tonnes sur Mistral alors que ma start-up Tramontane est en pleine levée de fonds”
– Mat, dans le vent
Google envoie ses puces bronzer en orbite
🛰️ Google a mis en orbite un satellite de la taille d'un frigo, premier test de ses futurs data centers spatiaux alimentés à l'énergie solaire. À bord, quatre puces maison font tourner son modèle Gemma par tranches de 15 minutes, pour ne pas surchauffer (dans le vide, la chaleur s'évacue mal). On est donc loin d'un usage en conditions réelles. Même le chef du projet ne voit pas l'orbite devenir moins chère que la Terre avant au moins cinq ans.
“Quinze minutes de calcul et il faut le laisser refroidir : je peux leur revendre mon PC portable sinon”
— Greg, en orbite basseOpenAI lance ses agents qui ne dorment jamais
🔵 OpenAI dégaine ses "dots", pour rattraper Muse chez Meta (qui a donné l'adresse d'un YouTubeur à un inconnu) et la start-up Instinct (valorisée 10 milliards de dollars). Ces agents ont leur propre ordinateur, se branchent sur vos applis, jusqu'à faire votre boulot "avant même d'avoir pensé à le demander".
“Je viens d’en inviter un à faire un tennis : nul en coup droit, mais compte très bien les points”
– Mat, sportif solitaireChez OpenAI, une certaine vision de la sécurité
⚠️ David Robinson, qui a piloté les rapports de sécurité d'OpenAI ces dernières années, vient de démissionner. Dans The Atlantic, il décrit une entreprise qui enchaîne les lancements au pas de course, avec une méthode par tâtonnements qui garantit des échecs périodiques. Il demande que les entreprises d'IA soient gérées comme des centrales nucléaires. Son ancien patron, Sam Altman, explique au même moment à Politico que "le monde devrait accepter que certaines mauvaises choses arrivent" en échange des bénéfices de l'IA.
“J'accepte volontiers que de mauvaises choses arrivent, tant qu'elles arrivent à Sam”
— Greg, pas volontaire
Ne dites plus "Intelligence artificielle" (IA) mais "Super Intelligence" (SI) : c’est Donald Trump qui l’a dit. Donc c’est forcément idiot, on est d'accord ? Pas si sûr. Le terme de "Super Intelligence" n’a rien d’incongru dans le monde de l’IA. Il ne date pas du président américain et de son goût pour la formule, mais du philosophe Nick Bostrom. C'est depuis des années l’un des penseurs les plus lus sur l’intelligence artificielle. Dans un essai publié en 1997, il se demandait déjà à quel moment l’intelligence humaine serait dépassée par une “superintelligence” robotique.
L’expression a depuis fait des petits. Aujourd’hui, beaucoup cherchent à créer une "AGI" (Artificial General Intelligence) qui doit mener plus tard à l'"ASI" (Artificial Superintelligence). On rappelle également que si OpenAI a créé en 2023 un département dédié à la sécurité baptisé "Superalignement" (avant de le dissoudre rapido), c’est bien sûr pour suivre la même terminologie.
Alors, même s’il a piqué ça à quelqu’un d’autre, il a raison Donald, de vouloir changer de nom ? Bien sûr que non! La superintelligence au sens de Bostrom, c’est la machine qui dépasse "les capacités cognitives humaines dans virtuellement tous les domaines". Or ce n’est pas le cas, dixit Bostrom lui-même, puisque dans bien des activités, le cerveau humain reste intouchable.
S’il est donc vide de sens, ce petit emprunt de Trump a servi, en revanche, à vérifier que le monde de la tech avait bien le doigt sur la couture du pantalon. Lorsque le président a présenté le décret pour institutionnaliser ce changement, il était à une table ronde avec le patron d’Anthropic Dario Amodei, le patron de Meta Mark Zuckerberg, le patron d’OpenAI Greg Brockman… Pas un n’a ouvert la bouche à l’idée de chambouler totalement le lexique du secteur sur une lubie de Donnie.
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Nous sommes le 25 mai 2026. Depuis la salle de presse du Saint-Siège, le pape Léon XIV révèle au monde le contenu de sa toute première encyclique. Elle s’appelle Magnifica Humanitas, et la moitié de ses cent pages concerne l’IA. Pendant la présentation de cet ouvrage, un homme occupe l’une des places près du chef des catholiques. Il s’appelle Christopher Olah, c’est le cocréateur de l’IA Claude, et sa mission est un échec. Revenons quelques mois plus tôt.
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