Sam Altman fait des emplettes, une psychose mondiale a commencé, et Hollywood s'arrache encore les cheveux : excellente semaine sur Hallu World!
Le Pentagone menace de larguer Anthropic
🎖️ Le Pentagone envisage de rompre son contrat de 200 millions de dollars avec Anthropic, qui refuse de lever ses garde-fous : son IA Claude ne doit pas être utilisée pour faire de la surveillance de masse et des armes autonomes. OpenAI, Google et xAI ont accepté d'ouvrir leurs modèles “à toutes fins légales”. Pas Anthropic.
"Je sais pas vous, mais moi je dis toujours “merci” aux IA. On sait jamais, ça pourrait servir ultérieurement" — Greg, prudent
L’attaque des clones (de Gemini)
👯 Selon un rapport de Google, son IA Gemini est victime d’un nouveau type de cyberattaque : l’attaque par “extraction de modèle”. À plusieurs occasions, le chatbot a ainsi reçu en quelques instants plus d’une centaine de milliers de prompts différents, l’incitant chacun à décrire son processus de raisonnement. Gemini donne à chaque fois quelques éléments, et en additionnant toutes ces bribes de réponses, on finit par pouvoir reconstituer un clone de l’IA visée.
“Je préférais quand les hackers étaient des pirates à cagoule qui tapaient un code mystérieux à toute vitesse” — Mat, romantique
L’IA agentique, c’est CIANtastique
🤖 Le Conseil français de l’intelligence artificielle et du numérique (CIAN) veut vous apprendre ce qu’est l’IA agentique avec une note fort bien fichue, afin d’en résumer les atouts et les risques. Ces programmes qui s’appuient sur l’IA pour prendre des décisions de manière autonome - pensez à une IA qui programme vos réunions ou réserve vos billets de train - sont aussi pratiques que dangereux, comme Openclaw l’a montré.
“J'ai hâte d'avoir des agents France Travail, ça va être génial” — Greg, à peine optimiste
Il s'appelle Matt Shumer, il est entrepreneur dans l'IA, et son texte fait le tour du web. Sa thèse : les nouvelles versions de ChatGPT et Claude (5.3 et Opus 4.6) marquent le début de la fin pour les cols blancs, les emplois de bureau. “Je ne suis plus nécessaire pour le travail technique de mon poste”, écrit-il. Dans le même temps, une étude de Microsoft classe les métiers les plus exposés à l'IA, et le résultat va dans le même sens : traducteurs, écrivains, journalistes, service client.
Le hic, c'est que si l'on creuse, les données racontent autre chose. Microsoft a analysé 200 000 conversations avec Copilot. Et si l'IA aide sur quantité de tâches, ça ne veut pas (encore) dire qu’elle peut nous remplacer entièrement.
Et ce n'est pas la seule étude à le dire. Quand le Center for AI Safety a lâché six agents IA (dont Claude et ChatGPT) sur 240 vrais projets freelance, le meilleur n'obtient que 2,5% de réussite : plus de 97% des jobs n’ont pas été exécutés correctement. Sur 144 000 dollars de boulot humain, l'IA en empoche 1 720.
Parce qu'un emploi, ce n'est pas une pile de tâches. C'est du jugement, de l'adaptation, du liant. L'IA progresse sur les tâches isolées, c'est un fait. Mais extrapoler de “ça code bien tout seul” à “ça remplace tout le monde”, c'est confondre savoir jongler et diriger un cirque.
À découvrir : Technoculture
Pour ne pas laisser le reste de l’actu Tech de côté, Mat et Greg vous recommandent chaudement la newsletter Technoculture. Chaque mois, la journaliste Mathilde Saliou décortique les enjeux sociaux et politiques du numérique, et ça se dévore !
Le créateur d'OpenClaw (ex-Clawdbot, ex-Moltbot…) vient d'être embarqué par Sam Altman, le patron d’OpenAI. On ne voit VRAIMENT PAS ce qui pourrait mal se passer. Pour rappel, OpenClaw, dont le logo est un homard, c'est LE phénomène de ces dernières semaines. Un agent IA open source qui se branche à votre ordinateur avec une liberté quasi totale. Il lit vos fichiers, gère vos mails, envoie des messages sur WhatsApp, exécute des commandes, navigue sur le web.
...